Les troubles populaires généralisés en Iran ont fait plus de 500 morts, tandis que le nombre de détenus a dépassé la barre des 10 000, selon les rapports d’organisations crédibles de défense des droits de l’homme s’appuyant sur des sources à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
HRANA, une organisation de défense des droits de l’homme basée aux États-Unis qui s’appuie sur des activistes iraniens, rapporte que 490 manifestants et 48 membres des forces de sécurité ont été confirmés morts, tandis que plus de 10 600 personnes auraient été arrêtées au cours des deux semaines de manifestations. Les autorités iraniennes n’ont pas publié de statistiques officielles sur le nombre de victimes, dans un contexte de coupure généralisée de l’Internet qui entrave la circulation de l’information.
Cette vague de protestation est la plus importante en Iran depuis le soulèvement de 2022 « Femmes, vie, liberté » qui a éclaté après la mort de Mahsa Amini en détention. Les manifestations se sont étendues à la plupart des 31 provinces, sous l’effet d’un grave déclin économique, de la dévaluation de la monnaie, d’une inflation record et des répercussions d’une courte guerre avec Israël en 2025 et des sanctions internationales.
Le président américain Donald Trump a réitéré ses avertissements répétés selon lesquels les États-Unis « interviendront » si les autorités iraniennes continuent de recourir à la force meurtrière contre des manifestants pacifiques, dans des remarques qui ont suscité des tensions supplémentaires et de vives réactions de la part de Téhéran.
Les manifestants continuent de descendre dans la rue en dépit d’une forte répression, réclamant des changements radicaux dans un contexte de grave crise de la vie, ce qui fait de ces manifestations un véritable test de la stabilité du régime dans un contexte national et régional complexe.

































