Le mercredi 28 janvier 2026, le Président de la République Kais Saied s’est rendu dans la zone de la Mer Bleue, dans le district de Mersa, où l’eau s’accumule encore dans un certain nombre de rues et d’abords après les récentes pluies diluviennes.
Lors de sa visite sur le terrain, le chef de l’État a souligné la nécessité de continuer à soutenir les équipes de protection civile qui travaillent sans relâche depuis des jours pour évacuer l’eau, tout en exigeant que les causes réelles et profondes soient traitées afin d’éviter que la catastrophe ne se reproduise à l’avenir.
M. Said a attribué l’accumulation honteuse d’eau directement à « la corruption et au vandalisme », ajoutant que l’absence d’urbanisation appropriée et la faiblesse des canaux d’évacuation des eaux de pluie et leur connexion à des réseaux d’assainissement déjà inadéquats – ou remplacés par la même capacité ancienne – exacerbent la crise.
Le phénomène n’est plus nouveau, a-t-il déclaré, mais a été « banalisé » pendant des décennies, jusqu’à ce que la corruption devienne normalisée et socialement acceptable.
Au cours de cette visite, le président a écouté les plaintes d’un certain nombre de citoyens touchés et a salué leur solidarité et leur coopération, réaffirmant que l’État n’abandonnera aucun citoyen touché dans n’importe quelle partie de la République.
Il a insisté sur le fait que le peuple tunisien a le droit de vivre dans la dignité et, en même temps, le droit légitime et entier de demander des comptes à tous ceux qui lui ont fait du tort ou se sont emparés de ses ressources, conformément à la loi et sur un pied d’égalité, sans exception ni faveur.

































