La responsable du département Espace et Cosmos à la Cité des Sciences de Tunis, Sara Snoussi, a annoncé que les calculs astronomiques indiquent clairement qu’il est impossible de voir le croissant de lune du Ramadan après le coucher du soleil le mardi 17 février 2026.
Dans une déclaration aux médias le vendredi 6 février, M. Snoussi a expliqué que les conditions astronomiques liées au moment du coucher du soleil et de la lune et à la durée pendant laquelle le croissant de lune reste au-dessus de l’horizon font qu’il est pratiquement impossible de voir ce soir-là. Par conséquent, le mercredi 18 février devrait être le dernier jour du mois de Sha’ban, et le mois astronomique du Ramadan commencera le jeudi 19 février 2026.
Pourquoi est-il astronomiquement impossible à voir ?
La Cité des sciences s’appuie sur un ensemble de critères astronomiques précis pour évaluer la possibilité de voir le croissant de lune à l’œil nu ou à l’aide d’instruments astronomiques, dont les plus importants sont les suivants :
- Période de temps entre le coucher du soleil et le coucher de la lune : Plus elle est courte, plus les chances de visibilité sont faibles.
- Durée pendant laquelle le croissant de lune reste au-dessus de l’horizon après le coucher du soleil : Si elle est insuffisante, l’observation devient presque impossible.
- L’angle d’élongation et la hauteur du croissant : Ces deux facteurs déterminent la visibilité et la reconnaissance du croissant de lune.
Ces calculs sont utilisés comme un indicateur scientifique fort, mais ils ne remplacent pas l’annonce officielle faite par les autorités compétentes en Tunisie, qui reste la référence légale et religieuse autorisée pour le début du mois lunaire.
Ce que cela signifie pour les citoyens dans la pratique
Une estimation astronomique précoce aide les familles et les institutions à préparer à l’avance le Ramadan, qu’il s’agisse d’organiser les horaires de travail, d’acheter des fournitures ou d’organiser les programmes quotidiens et religieux. Lorsque les résultats astronomiques vont clairement dans le sens de l’impossibilité, il devient plus facile d’anticiper l’annonce officielle sans grandes surprises, en particulier les années où les conditions mathématiques sont « limites » ou proches de la frontière entre la possibilité et l’impossibilité.
L’annonce officielle publiée par le ministère des affaires religieuses ou l’autorité compétente reste le critère final pour fixer les événements religieux et les jours fériés officiels en Tunisie.
































