La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a décidé aujourd’hui, jeudi 12 février 2026, de rejeter la demande de mise en liberté présentée en faveur du député Ahmed Saïdani, tout en reportant l’examen de l’affaire à une session ultérieure.
Saïdani a comparu devant la sixième chambre pénale en état d’arrestation, dans le cadre d’une affaire liée à des articles de blog et à des articles qui lui sont attribués sur les réseaux de médias sociaux, qui sont soupçonnés de contenir des expressions offensantes à l’égard d’autrui via le réseau public de télécommunications.
Au cours de l’audience, l’équipe de défense a soulevé des moyens de défense formels, demandant la libération provisoire de leur client et le report du procès pour préparer la défense, mais le pouvoir judiciaire a décidé de rejeter la demande de libération, tout en reportant la décision sur le fond de l’affaire à une date ultérieure.
Ces développements interviennent dans le contexte d’un large débat politique et médiatique qui accompagne l’affaire depuis le début de la procédure, en particulier à la lumière de la sensibilité de la question liée à la liberté d’expression et à ses limites juridiques sur les plateformes de médias sociaux.
L’opinion publique, ainsi qu’un certain nombre de militants politiques et de défenseurs des droits de l’homme, suivent de près l’évolution de l’affaire, dans un contexte où les avis sont partagés entre la nécessité d’appliquer la loi et celle d’assurer le respect des droits et des libertés garantis par la Constitution.
La prochaine session devrait être marquée par de nouveaux développements dans cette affaire, qui met une fois de plus en évidence l’équilibre délicat entre la liberté de publication et la responsabilité juridique dans l’espace numérique.

































