Le président américain Donald Trump a fixé un délai serré à l’Iran, affirmant que l’avenir de l’accord nucléaire proposé – qui exige que Téhéran abandonne complètement l’enrichissement de l’uranium – sera décidé dans les dix prochains jours.
Lors de la séance d’ouverture du Conseil de paix de Washington, à laquelle participent les représentants d’une vingtaine de pays, la Maison Blanche a averti que l’échec de la diplomatie conduirait à de très « mauvais développements », notant que les négociations se déroulent positivement jusqu’à présent, mais que la conclusion d’un accord définitif n’est pas chose aisée. Il a ajouté qu’un accord doit être conclu, sinon Washington passera à l’étape suivante sans hésitation.
Selon le Washington Post, les États-Unis envisagent deux scénarios principaux pour exercer une pression militaire sur Téhéran : Le premier repose sur une opération à échelle limitée impliquant des frappes de précision sur des installations militaires et gouvernementales, dans le but de forcer le régime à accepter un nouvel accord nucléaire sans déclencher une guerre à grande échelle. Le second implique une campagne à grande échelle visant à détruire les infrastructures de la République islamique, avec la possibilité de pousser à un changement de régime.
L’Union européenne (UE) a mis en garde les États-Unis contre une éventuelle escalade militaire contre l’Iran, appelant Washington à donner plus de chances aux efforts diplomatiques. Toute escalade pourrait avoir des conséquences catastrophiques et déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient, a déclaré Anwar El-Anouni, porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, soulignant que les solutions diplomatiques restent le seul moyen d’assurer la sécurité régionale.

































