Le président iranien réaffirme : Les armes nucléaires sont idéologiquement interdites et nous ne les posséderons jamais.

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بزشكيان: الأسلحة النووية محرمة عقائدياً ولن نملكها أبداً
بزشكيان: الأسلحة النووية محرمة عقائدياً ولن نملكها أبداً

Le président iranien Masoud Bazeshkian a réaffirmé jeudi que son pays ne cherche jamais à posséder des armes nucléaires, soulignant que cette position découle d’une croyance religieuse ferme qui ne peut être rétractée.

Dans un discours, M. Bazeshkian a déclaré : Notre guide suprême (l’ayatollah Ali Khamenei) a déjà déclaré que nous ne posséderions jamais d’armes nucléaires », ajoutant : « Même si je voulais aller dans cette direction, d’un point de vue idéologique, je ne serais pas autorisé à le faire » : « Même si je voulais aller dans cette direction, d’un point de vue idéologique, je ne serais pas autorisé à le faire.

Il a poursuivi : « Lorsque le guide suprême déclare que les armes nucléaires sont interdites, cela signifie clairement que Téhéran ne fabriquera pas d’armes nucléaires ».

Les remarques du président iranien sont intervenues à un moment très sensible, avant le troisième cycle de négociations indirectes avec les États-Unis à Genève, qui est considéré comme une ultime tentative pour contenir les tensions nucléaires avant toute escalade militaire potentielle.

Contexte et importance des déclarations

  • La répétition de la fatwa religieuse émise par le guide suprême Ali Khamenei en 2003, interdisant la production et l’utilisation d’armes nucléaires, est l’une des principales cartes de négociation de l’Iran face à la pression internationale.
  • L’affirmation de M. Bazeshkian intervient à un moment où Washington renforce sa présence militaire dans la région, suite aux menaces répétées de l’administration américaine de ne pas permettre à Téhéran d’acquérir une capacité nucléaire militaire.
  • La position idéologique de l’Iran est l’un des points les plus controversés des négociations : les pays occidentaux insistent sur la nécessité de restrictions contraignantes et vérifiables, tandis que l’Iran rejette tout compromis sur son droit à l’enrichissement pacifique.

Points forts des prochains entretiens

  • Le nouveau cycle de négociations porte sur le plafonnement de l’enrichissement, les mécanismes de levée des sanctions et un calendrier de réengagement dans l’accord nucléaire (JCPOA).
  • D’éminents représentants américains devraient être présents aux côtés de l’équipe iranienne, la médiation omanaise étant active comme lors des cycles précédents.
  • Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, participe à ces réunions pour présenter des rapports techniques actualisés sur le programme nucléaire iranien.

Ce cycle est l’un des plus sensibles depuis le retrait de Washington de l’accord nucléaire en 2018, car il coïncide avec une escalade militaire américaine dans la région et avec une pression interne croissante sur le régime iranien à la lumière de la crise économique et des protestations sporadiques.