Comment sauver le secteur de la santé en Tunisie ? Kais Saied lance un atelier complet pour reconstruire le système de santé

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قيس سعيّد يطلق إعادة بناء جذرية للقطاع الصحي في تونس
قيس سعيّد يطلق إعادة بناء جذرية للقطاع الصحي في تونس

Le mardi 13 janvier 2026, le Président de la République Kais Saied a présidé une réunion de haut niveau au Palais de Carthage pour discuter de la situation sanitaire dans le pays, en présence du ministre de la Santé Mustapha Ferjani et du ministre des Affaires sociales Essam Lahmar, ainsi que d’un certain nombre de fonctionnaires concernés par le secteur.

Lors de cette réunion, le chef de l’Etat a défini les cadres politiques de ce qu’il a qualifié de « reconstruction radicale » du service public de santé, estimant que l’ensemble du secteur a besoin d’une nouvelle vision en phase avec les aspirations profondes des Tunisiens après des décennies de dégradation et de démantèlement progressif des équipements publics.

Une couverture sociale équitable, un stock stratégique de médicaments et la fin de la marginalisation régionale

Kais Saied a souligné qu’il ne s’agit pas de réformes partielles ou techniques, mais d’un grand atelier sur la souveraineté sociale. Il a identifié trois priorités immédiates :

  • Restructurer les systèmes de couverture sociale afin de garantir une véritable justice et une couverture efficace pour tous les citoyens
  • La constitution d’un stock stratégique de médicaments protège le pays contre les pénuries récurrentes.
  • Amélioration significative et rapide des services de santé sur l’ensemble du territoire national, avec une priorité particulière accordée aux zones historiquement marginalisées.

Il a donné des instructions explicites pour travailler sur des solutions immédiates et pratiques dans ces trois axes, soulignant que la situation actuelle ne peut plus tolérer des traitements temporaires ou prophylactiques.

Supprimer les obstacles structurels et modifier la gouvernance

Le Président de la République a passé en revue un certain nombre d’obstacles structurels et administratifs qui entravent le fonctionnement régulier du secteur, et a appelé à leur élimination dans le cadre d’une approche objective et scientifique qui rompt avec les méthodes de gestion qu’il considère comme responsables de l’impasse actuelle.

Il a rappelé que l’intérêt suprême de l’État devait prévaloir sur toute autre considération et que la santé publique devait revenir au premier plan des priorités nationales, non pas comme une charge financière, mais comme un pilier fondamental de la sécurité sociale et nationale.

A l’issue de la réunion, le Président de la République a inscrit ces ateliers dans le cadre de ce qu’il a appelé « la bataille permanente de la libération nationale », soulignant sa détermination à satisfaire les revendications du peuple tunisien sans céder à aucune pression, qu’elle soit interne ou externe.