Les forces armées kurdes basées dans le nord de l’Irak ont lancé une vaste offensive terrestre sur le territoire iranien, s’emparant de positions frontalières stratégiques dans les régions montagneuses de l’ouest de l’Iran.
Un haut responsable de la Coalition des forces politiques kurdes iraniennes (KPIK) a confirmé que l’opération militaire avait déjà commencé, notant que les groupes armés kurdes sous la bannière du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) avançaient systématiquement vers le territoire iranien depuis le 2 mars.
Selon les informations reçues, le 3 mars, les autorités iraniennes ont évacué les habitants de la ville frontalière de Mariwan et ont commencé à renforcer leurs lignes de défense dans la région. À leur tour, les unités du PJAK ont pu s’emparer de positions élevées dans les montagnes du sud entourant Mariwan, ce qui leur a donné un avantage tactique important sur un terrain accidenté.
Le PJAK dispose de deux structures militaires principales :
- Les YRK (Unités de défense du Kurdistan oriental), principale force de combat du parti.
- Les formations HPJ (Women’s Defence Forces), l’unité de combat des femmes.
Un représentant des forces kurdes a expliqué que ces unités étaient organisées et entraînées de la même manière que les forces kurdes qui opéraient dans le nord de la Syrie, en mettant l’accent sur la guerre de montagne et les opérations rapides et mobiles.
Cette attaque s’inscrit dans le contexte de la forte escalade militaire à laquelle la région assiste depuis des semaines, l’opération kurde coïncidant avec la poursuite des frappes aériennes américaines et israéliennes sur des cibles iraniennes, ce qui renforce la pression exercée sur le régime de Téhéran sur de multiples fronts.

































