Rabat, 14 octobre 2025 – Le mouvement « Génération Z212 » annoncé Le mouvement de la jeunesse marocaine, qui a déclenché des manifestations de grande ampleur dans le pays, a annoncé son retour dans les rues le samedi 18 octobre 2025, pour exiger des améliorations urgentes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la libération des « prisonniers d’opinion ». Cette annonce intervient après une suspension temporaire du mouvement, qui a duré deux semaines, dans un contexte d’escalade des tensions sociales.
Dans un communiqué publié sur la plateforme Discord lundi, le mouvement, qui ne révèle pas l’identité de ses dirigeants, a confirmé qu’il « organisera des manifestations pacifiques dans la plupart des villes du Royaume samedi ». Il a appelé « tous les jeunes du Maroc, et tous les citoyens et citoyennes, à sortir en masse pour soutenir ce mouvement, jusqu’à ce que nos justes revendications soient réalisées ». Le mouvement a souligné « le droit à une éducation de qualité et à une santé décente pour tous, la lutte contre la corruption comme priorité absolue, et la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion qui ont été arrêtés pour leur participation pacifique aux mouvements de protestation ».
Elle a également fait allusion à une « campagne de boycott des produits » sans en révéler les détails, signe d’un élargissement de la portée de la pression économique. En ce qui concerne ses revendications fixes, le mouvement a souligné qu’elles se concentrent sur « la responsabilisation des corrompus et du gouvernement pour la détérioration de la situation socio-économique », considérant qu’il s’agit d’une « priorité absolue qui ne peut pas être considérée comme acquise ».
Historique du mouvement et raisons de la pause
Génération Z212 a été lancée une plateforme Discord pour discuter des questions de santé et d’éducation à la mi-septembre, après le décès de huit femmes enceintes dans un hôpital public d’Agadir, dans le sud du Maroc, en raison d’un manque de soins. Les discussions numériques se sont rapidement transformées en manifestations quotidiennes dans les grandes villes telles que Rabat, Casablanca et Marrakech, pour exiger des réformes immédiates. En deux semaines, les protestations se sont intensifiées, avec des violences et des affrontements avec les forces de sécurité, faisant trois morts et des centaines de blessés et d’arrestations.
Le mouvement a décidé de suspendre ses manifestations samedi dernier, expliquant qu’il s’agissait d’une « étape stratégique pour renforcer l’organisation et la coordination, et pour faire en sorte que la prochaine phase soit plus efficace et influente, loin de l’improvisation ou de l’exploitation extérieure ». Le gouvernement s’était dit prêt à dialoguer, mais le mouvement a refusé, exigeant comme condition préalable la démission du gouvernement.
Réactions officielles et royales
Jeudi, le gouvernement a renouvelé sa volonté de dialoguer avec la Génération Z212, mais le mouvement a insisté sur son indépendance. Dans son discours de vendredi, le roi Mohammed VI a appelé à l’accélération des programmes de développement pour l’emploi des jeunes et l’amélioration des secteurs de la santé et de l’éducation, en insistant sur la lutte contre la hiérarchie inter-agences, sans faire directement référence aux protestations des jeunes.
Sa Majesté connaît le mouvement et ses revendications, et son appel aux réformes pourrait être une réponse indirecte aux nouvelles voix qui demandent un changement des priorités du gouvernement.
Défis et perspectives pour le mouvement
La génération Z 212 est confrontée La génération Z est confrontée à des défis majeurs dans la phase à venir, avec une pression accrue en matière de sécurité et la nécessité de rester pacifique. L’accent mis sur la protestation pacifique reflète leur intention de construire un mouvement organisé, mais il augmente également les tensions avec le gouvernement. D’ici là, le mouvement annoncera les détails de son nouvel appel, en insistant sur le fait que les revendications « justes » ne faibliront pas.
La reprise des manifestations intervient à un moment délicat, le Maroc continuant à être confronté à des défis régionaux et internes susceptibles d’affecter le dialogue proposé. Néanmoins, la voix des jeunes reste l’un des éléments les plus dynamiques de la société marocaine, et ce mouvement représente une tempête croissante pour le changement.

































