Jendouba : Un nouveau barrage pour améliorer l’approvisionnement en eau potable de 100 000 citoyens

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جندوبة: سد رغاي يعزّز التزويد بالماء لـ100 ألف ساكن
جندوبة: سد رغاي يعزّز التزويد بالماء لـ100 ألف ساكن

Le barrage de Raghay, dont la construction a commencé à Ghar el-Damma, Jendouba, est l’un des plus importants projets hydrauliques du nord-ouest. Il devrait contribuer à l’approvisionnement en eau potable d’environ 100 000 habitants de Ghar el-Damma, Jendouba, Wadi Melliz et Boussalem. Le projet, dont le coût est estimé à environ 250 millions de dinars, intervient dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau due au changement climatique et aux sécheresses récurrentes.

Avec une capacité de stockage d’environ 30 millions de mètres cubes, le barrage vise à soutenir les réseaux existants qui dépendent fortement des puits, lesquels ont été affectés ces dernières années par le manque de précipitations. Il permettra également de réguler les flux d’eau pendant les périodes de fortes précipitations et de reconstituer les nappes phréatiques de surface dans une région qui oscille entre sécheresses prolongées et pluies soudaines.

Pression croissante sur l’eau et besoin urgent de solutions

Bien que le nord-ouest soit riche en ressources hydriques par rapport à d’autres régions, de nombreuses zones rurales continuent de souffrir d’une interruption de l’approvisionnement en eau potable. Les indicateurs nationaux montrent un déclin alarmant de la sécurité de l’eau des barrages, de 64 % en 2019, alors que le barrage de Sidi Salem, le plus grand du pays, n’a qu’une réserve de 24 % jusqu’en septembre 2025. Cette situation souligne l’importance de projets tels que le barrage de Raghay pour renforcer la sécurité de l’eau au niveau local.

Travaux structurés et compensations en cours de décaissement

Pour réaliser ce projet, l’État a engagé des procédures d’expropriation pour cause d’utilité publique, portant sur environ 250 hectares. L’indemnisation s’est élevée à 2,2 millions de dinars, dont plus de 1,7 million de dinars ont été déboursés à ce jour en faveur des propriétaires et des cédants, ce qui représente un progrès remarquable par rapport à des projets similaires.

Le projet est basé sur le décret gouvernemental n° 57 de 2024, qui a créé une unité chargée de suivre les aspects administratifs et techniques du projet. Les travaux devraient durer cinq ans et demi, avec un démarrage effectif de la construction au dernier trimestre 2025, par le biais d’un consortium d’entreprises tunisiennes et étrangères.

Localisation dans le réseau hydrographique national

Le barrage de Rghaï est classé comme un barrage de capacité moyenne en Tunisie, comparé à des barrages plus importants tels que Sidi Salem ou Sidi El-Brak. Son importance réside principalement dans son rôle local, à la fois en soutenant l’approvisionnement en eau potable et en minimisant les fréquentes inondations de l’oued Raghai, qui causent périodiquement des dommages à l’infrastructure et aux activités agricoles.

Investissements continus dans le Nord-Ouest

Le barrage de Raghay n’est pas isolé des autres grands projets : la construction du barrage d’Upper Malak à El Kef est également en cours, avec une capacité estimée à 193 millions de mètres cubes, qui est achevée à plus de 85 %. Ces projets reflètent l’orientation de l’État vers le renforcement de ses capacités de stockage et de gestion de l’eau, en particulier dans les zones les plus touchées par le changement climatique.