Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a confié à sa fille adolescente Kim Ju-ae, âgée de 13 ans, un rôle sensible au sein de l’administration des missiles, l’agence chargée de superviser le programme nucléaire et de missiles de Pyongyang.
La jeune fille est de plus en plus présente aux côtés de son père lors d’événements publics, notamment ceux liés aux essais de missiles et aux activités militaires, ce qui alimente les spéculations selon lesquelles elle est la favorite pour succéder à son père à la tête du pays, un précédent historique qui pourrait rompre la tradition de succession masculine qui dure depuis des décennies.
Selon les rapports des services de renseignement et des sources informées, l’objectif principal de cette démarche est de préparer Kim Ju-ae à prendre le commandement de l’Armée populaire de Corée à l’avenir. Les informations indiquent qu’elle a déjà commencé à recevoir des instructions directes de la part de généraux de haut rang et que, dans certains cas, elle a même donné des instructions opérationnelles, court-circuitant le directeur officiel du département des missiles, Chan Chan-ha, qui a pris ses fonctions à la fin de l’année 2023.
Cette évolution intervient alors que la Corée du Nord continue d’intensifier son activité nucléaire à un rythme sans précédent. Les estimations internationales indiquent que Pyongyang est actuellement capable de produire entre 10 et 20 têtes nucléaires par an, ce qui signifie qu’elle n’a pas l’intention de faire marche arrière ou de négocier son programme nucléaire.
D’autre part, le président sud-coréen Lee Jae Moon a tenté à plusieurs reprises d’ouvrir des voies de dialogue avec le Nord et d’apaiser les tensions, mais le régime de Kim Jong-un a catégoriquement rejeté ces initiatives, qualifiant Séoul de « plus grand ennemi » et insistant sur la poursuite de l’expansion des capacités nucléaires « à toute vitesse », sans aucune volonté de renoncer aux armes nucléaires.

































