Le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a révélé que la consommation moyenne tunisienne d’huile d’olive par habitant ne dépasse pas 3 litres par an, ce qui représente seulement 15 à 20 % de la production nationale totale. Ce niveau est très faible par rapport à l’important potentiel de production du pays et à la haute valeur nutritionnelle et sanitaire du produit.
Le ministère a déclaré qu’il s’efforçait en permanence de faire connaître les avantages de l’huile d’olive et d’augmenter sa consommation au niveau national, par le biais de programmes et d’initiatives mis en œuvre par le Bureau national de l’huile (NOB). Ces efforts se concentrent sur la fourniture d’huile d’olive conditionnée de haute qualité et à des prix compétitifs sur les marchés locaux afin d’encourager les familles à remplacer les huiles végétales raffinées par de l’huile d’olive authentique.
Ces données figurent dans une réponse officielle à une question écrite soumise par la députée Manal Bedida, qui a appelé à une stratégie claire pour changer les habitudes de consommation des Tunisiens et les inciter à adopter l’huile d’olive au lieu des huiles végétales importées ou raffinées.
Ces chiffres sont un indicateur important des défis auxquels le secteur est confronté, en particulier à la lumière de l’importante production nationale, dont la majeure partie est exportée, alors que la consommation locale reste limitée. Grâce à des campagnes de promotion et de marketing, le ministère cherche à augmenter progressivement ce taux afin de renforcer les avantages pour la santé des citoyens et de soutenir l’économie nationale en réduisant la dépendance à l’égard des importations.

































