Le procureur général adjoint des États-Unis, Todd Blanch, a annoncé aujourd’hui la fin de l’enquête sur le réseau de criminalité sexuelle de Jeffrey Epstein, confirmant que le ministère n’engagera pas de nouvelles poursuites pénales dans cette affaire.
M. Blanche a expliqué à CNN que la présence d’images ou de matériel choquants dans les archives n’est pas en soi une base suffisante pour porter des accusations, soulignant que le ministère ne peut pas « fabriquer des preuves ou déposer des dossiers sans véritable base juridique ». Il a littéralement déclaré : « Nous voulons le faire (offrir des réparations aux victimes). Mais cela ne signifie pas que nous pouvons simplement fabriquer des preuves ou créer une affaire qui n’existe pas », a-t-il déclaré.
Vivement critiquée par les politiciens et les juristes
Cette décision a été largement critiquée par les élus démocrates et les avocats représentant les victimes d’Epstein. Ro Khanna, membre du Congrès, a déclaré que le ministère n’avait divulgué qu’une partie des documents disponibles, notant que les dossiers divulgués jusqu’à présent contenaient des détails « choquants » sur les liens d’Epstein avec des hommes d’affaires et des hommes politiques puissants. M. Khanna a souligné que le public exigeait que l’élite qui fréquentait les fêtes et les événements organisés par le principal condamné rende des comptes.
Le leader démocrate de la Chambre des représentants, Hakim Jeffries, a qualifié la décision du ministère de « tentative de cacher la vérité », ajoutant que l’enquête ne pourra être considérée comme terminée que lorsque toutes les archives auront été divulguées. M. Jeffries a déclaré : « Cette affaire n’est pas terminée et ne le sera pas : « Cette affaire n’est pas terminée et ne le sera pas tant qu’il n’y aura pas une transparence totale, comme l’exigent les survivants, afin de garantir une responsabilité totale.
La réponse du ministère : « Ne pas cacher les faits »
Le procureur général adjoint Todd Blanche a répondu à ces critiques en déclarant que les allégations concernant la dissimulation de documents étaient « infondées ». Il a souligné que le ministère avait déjà ouvert l’accès à des millions de pages de dossiers et que les éventuelles erreurs commises dans la suppression de l’anonymat de certains noms n’étaient que des problèmes techniques mineurs ne concernant qu’un très faible pourcentage de documents.
La pression politique se poursuit
Malgré ces assurances, les législateurs démocrates ont l’intention de continuer à faire pression sur le ministère de la justice pour qu’il divulgue le reste des documents classifiés. L’affaire devrait devenir un point chaud politique et juridique dans les semaines et les mois à venir, en particulier à l’approche des élections de mi-mandat et parce que les survivants et les organisations de défense des droits de l’homme continuent d’exiger la divulgation de tous les détails.

































