L’administration du président américain Donald Trump a annoncé mercredi la suspension de toutes les procédures de visa d’immigration pour les candidats de 75 pays, dont la Tunisie, dans la décision la plus radicale du genre depuis son entrée en fonction.
Selon un communiqué publié par un porte-parole du département d’État, la décision ne concerne pas les visas temporaires de tourisme ou d’affaires, mais uniquement les visas d’immigrant de longue durée. Le département d’État a également confirmé que la mesure n’affecterait pas les visiteurs qui assisteront à la Coupe du monde de la FIFA l’été prochain, faisant référence à l’afflux important de touristes étrangers et à la contribution économique attendue de 30,5 milliards de dollars et de 185 000 emplois cette année, selon les estimations de la Fédération internationale de football association (FIFA).
Pays couverts par la résolution
Fox News a publié la liste des 75 pays concernés par la suspension, qui comprend des pays de différents continents : Afghanistan, Albanie, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Biélorussie, Belize, Bhoutan, Bosnie, Brésil, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Colombie, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique du Congo, Dominique, République dominicaine, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guatemala, Guinée, Haïti, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Kirghizstan, Laos, Liban, Libéria, Libye, Turquie et Ukraine. Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Kirghizstan, Laos, Liban, Liberia, Libye, Macédoine du Nord, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Maroc, Népal, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, République du Congo, Russie, Rwanda, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Ouganda, Uruguay, Ouzbékistan, Yémen.
Mécanisme de mise en œuvre et absence de calendrier
Une note du département d’État a ordonné aux ambassades américaines du monde entier de rejeter les demandes de visa conformément à la législation en vigueur, dans l’attente d’une réévaluation des procédures. La directive ne précise pas de délai pour la levée de la suspension, ce qui laisse place à de multiples interprétations.
Contexte politique général
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de répression de l’immigration menée par le président Trump depuis son entrée en fonction en janvier de l’année dernière. En novembre, M. Trump s’est engagé à « stopper définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers monde », à la suite d’une fusillade perpétrée par un ressortissant afghan près de la Maison-Blanche, qui a coûté la vie à un membre de la Garde nationale.
Répercussions possibles
Cette décision devrait affecter des millions de candidats à l’immigration originaires des pays mentionnés, en particulier à la lumière de la demande croissante d’immigration vers les États-Unis. La décision pourrait également susciter des controverses juridiques et politiques au niveau national et international, avec des contestations judiciaires potentielles.
Cette mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes dans les relations internationales et s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump visant à renforcer le contrôle de la migration irrégulière et à réduire les flux humains en provenance des zones de tension.

































