Les manifestations étudiantes contre les autorités iraniennes se sont étendues à plus de 13 grandes universités du pays, selon des médias crédibles, dont la BBC, qui a vérifié l’authenticité de plusieurs vidéos virales.
Les manifestations ont commencé samedi dernier dans plusieurs grands établissements d’enseignement supérieur, notamment à Mashhad, la deuxième ville d’Iran. Parmi les universités les plus en vue, l’université de technologie Sajjada, où les étudiants sont apparus dans la cour principale en scandant des slogans contre la milice Basij du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et où des affrontements ont éclaté avec ses membres au cours des derniers jours.
L’agitation s’est également propagée à l’institut d’enseignement supérieur Shandiz de Mashhad, où les étudiants se sont rassemblés devant le bâtiment principal, et à l’université Haj Nasser de Téhéran, où la faculté d’ingénierie mécanique a été le théâtre de manifestations simultanées de partisans et d’opposants au régime. Les manifestants hostiles au régime ont scandé « Vive le Shah », tandis que les partisans ont brandi le drapeau de la République islamique.
Déclarations officielles de la ligne dure
Dans une réaction officielle, le ministre iranien des sciences, Hossein Samaei Saraf, a souligné hier que les autorités ne « toléreraient jamais » de troubles ou de manifestations à l’intérieur des universités, insistant sur la nécessité de maintenir la sécurité et la stabilité dans les établissements d’enseignement.
Cela a coïncidé avec la diffusion de vidéos montrant des affrontements entre étudiants et membres des bassidjis, que les médias internationaux ont pris comme preuve de l’escalade des tensions dans les milieux universitaires, qui sont depuis longtemps un tremplin pour les manifestations en Iran.
Le contexte général des manifestations
Cette nouvelle vague s’inscrit dans un contexte de détérioration des conditions économiques et sociales et de pressions internes et externes croissantes sur le régime. L’extension des manifestations à plus de dix universités en moins d’une semaine témoigne de la persistance de l’agitation populaire, en particulier chez les jeunes et les étudiants.

































