Bloomberg rapporte que les autorités iraniennes ont commencé à faire payer les navires qui traversent le détroit d’Ormuz, dans un contexte d’escalade des tensions dans la région.
L’agence cite des sources informées selon lesquelles Téhéran chercherait à percevoir jusqu’à 2 millions de dollars par navire, au cas par cas, ce qui constituerait une redevance officieuse pour l’utilisation de cette voie maritime vitale.
Paiements non divulgués et mécanisme peu clair
Selon les sources, ces redevances ont déjà été payées par certains navires, bien qu’il n’y ait pas de clarté sur le mécanisme de paiement ou la monnaie utilisée.
Ces opérations sont menées sans annonce officielle, ce qui témoigne de leur caractère non réglementé jusqu’à présent, a-t-elle déclaré.
Vers la légalisation des taxes
L’une des sources a confirmé que l’Iran envisageait la possibilité d’officialiser ces redevances dans le cadre d’un accord plus large visant à régler le différend.
Toutefois, cette démarche, même sous sa forme informelle, pourrait être rejetée par les États du Golfe, qui la considèrent comme une menace pour leur souveraineté et comme un dangereux précédent dans le contrôle du détroit d’Ormuz.
Impact limité sur la navigation
Suite à l’escalade du conflit, le détroit a connu une baisse du trafic maritime, avec seulement un nombre limité de navires traversant le détroit, dont la plupart sont liés à l’Iran.
Quatre navires-citernes à destination de l’Inde ont pu quitter le Golfe dans des conditions de navigation compliquées.

































