L’Iran a porté le niveau de menace à un niveau sans précédent, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, avertissant que toute agression militaire américaine déclencherait une guerre régionale de grande ampleur au Moyen-Orient, selon Bloomberg.
En réponse directe au nouveau train de sanctions européennes, le parlement iranien a adopté une résolution classant les armées d’un certain nombre de pays européens dans la catégorie des « organisations terroristes », a rapporté Reuters, citant des sources officielles iraniennes.
Déclarations du Qalibaf : « Soumission aveugle aux Américains »
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a qualifié la décision européenne de « contraire aux intérêts des peuples d’Europe eux-mêmes » et de « soumission aveugle aux pressions américaines ». La contre-décision de l’Iran se fonde sur l’article 7 de la loi sur les contre-sanctions, qui autorise des mesures juridiques et politiques réciproques, a-t-il déclaré.
« La République islamique ne laissera passer aucune tentative de pression ou de chantage sans réponse proportionnée », a déclaré M. Qalibaf.
Khamenei : « Nous ne voulons pas la guerre, mais la réponse sera décisive ».
Dans un discours télévisé, M. Khamenei a réaffirmé que l’Iran « ne cherche pas à attaquer qui que ce soit », mais il a fermement averti que « toute erreur des États-Unis entraînera une réponse décisive et douloureuse à laquelle ils ne s’attendent pas ». « L’ensemble de la région paiera le prix de toute aventure militaire visant l’Iran », a-t-il déclaré.
Renforcement sans précédent de l’armée américaine
Le président américain Donald Trump a confirmé que son pays déplaçait au Moyen-Orient davantage de troupes et de matériel militaire que ceux précédemment déployés au large des côtes du Venezuela, soulignant que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire.
Nouvelles sanctions européennes visant 30 personnes et entités
Il y a quelques jours, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont décidé d’imposer des sanctions à trente personnes et entités iraniennes, dont des membres du gouvernement, des commandants des gardiens de la révolution, des procureurs et des responsables de la sécurité, en réponse à ce que Bruxelles a qualifié de « répression brutale » des manifestations anti-austérité.
La décision européenne est la dernière d’une série d’escalades mutuelles entre Téhéran et l’Occident, alors que l’on craint de plus en plus que les tensions ne dégénèrent en une confrontation militaire ouverte.

































