La Russie a vivement réagi mercredi à la saisie par les forces américaines d’un pétrolier battant son pavillon en haute mer, la qualifiant de « violation flagrante du droit maritime » et d’acte « hostile » de la part de Washington.
Cet incident survient quelques jours seulement après l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro, ce qui a accru les tensions diplomatiques entre les deux superpuissances.
La Russie dénonce la « piraterie moderne » Dans une déclaration officielle, le ministère russe des affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir commis un « acte illégal et provocateur » à l’encontre du pétrolier Marinera, qui a été intercepté dans l’Atlantique Nord alors qu’il transportait du pétrole lié au Venezuela.
Les responsables politiques russes sont allés plus loin, qualifiant l’opération de « piraterie moderne » et accusant Washington d’avoir franchi une « ligne rouge » en s’attaquant à un navire légalement enregistré.
Les médias russes ont rapporté que la marine russe avait envoyé un sous-marin et des unités de soutien dans la zone pour dissuader toute interférence potentielle, mais cela n’a pas empêché les garde-côtes américains d’exécuter une décision de justice fédérale.
Le Kremlin a souligné qu’il se réservait le droit de répondre, sans en préciser la nature, en exigeant la libération immédiate de l’équipage du navire.
Washington justifie son action, Caracas se révolte Les autorités américaines ont confirmé que Marinera faisait partie d’un réseau clandestin d’exportation de pétrole pour financer le gouvernement Maduro, en contournant les sanctions.
Washington a annoncé son intention de saisir et de vendre quelque 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, le produit de la vente étant destiné au « peuple vénézuélien ».
À Caracas, les loyalistes du gouvernement ont dénoncé la « confiscation illégale des ressources nationales » et l’augmentation de l’intervention étrangère.
Au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, plusieurs pays, dont les alliés des États-Unis, ont exprimé leur inquiétude quant au risque d’escalade après l’arrestation de M. Maduro, suivie d’opérations navales visant les partenaires du Venezuela.

































