Netanyahou accepte l’invitation de Trump à rejoindre le « Conseil de la paix » dans un contexte de controverse internationale croissante

0
3
نتنياهو ينضم إلى مجلس السلام لترامب وسط رفض أوروبي
نتنياهو ينضم إلى مجلس السلام لترامب وسط رفض أوروبي

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté l’invitation des États-Unis à rejoindre le « Conseil de la paix » que le président Donald Trump cherche à mettre en place en tant que nouvel organe international chargé de superviser le règlement du conflit dans la bande de Gaza et d’autres conflits mondiaux, a annoncé son bureau.

L’acceptation d’Israël intervient alors qu’il avait déjà accepté le plan de paix américain en 20 points, que le nouveau conseil est censé superviser. Mais la charte du Conseil va au-delà de la gestion de Gaza et lui confère un rôle plus large dans la résolution des conflits internationaux, ce qui fait craindre aux diplomates et aux observateurs qu’il ne se substitue aux Nations unies.

Les États-Unis ont invité une cinquantaine de dirigeants mondiaux à rejoindre le Conseil. Selon les médias, au 21 janvier, l’Argentine, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Hongrie, le Kazakhstan, le Maroc, les Émirats arabes unis et le Viêt Nam, entre autres, avaient accepté l’invitation. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a également accepté. Quant à la Russie, le président Vladimir Poutine a reçu l’invitation et la présidence russe a annoncé qu’elle l’étudiait actuellement.

Le président français Emmanuel Macron a refusé d’y participer, arguant que le conseil accorde des pouvoirs excessifs à son président et contredit les principes du droit international. Le premier ministre norvégien a également refusé de participer, car l’Europe craint que le Conseil ne devienne un outil permettant d’imposer une vision unilatérale.

L’acceptation de M. Netanyahu est considérée comme un geste stratégique qui renforce la coordination avec l’administration américaine, à un moment où le Moyen-Orient est confronté à des défis complexes. Le projet reste toutefois controversé, ses détracteurs estimant qu’il pourrait affaiblir le rôle des Nations unies et conférer à Washington une influence disproportionnée dans la gestion des conflits mondiaux.