Trump suscite la controverse en postant une photo modifiée de lui-même en tant que « président intérimaire du Venezuela » sur sa plateforme de médias sociaux.

0
3
ترامب يعلن نفسه رئيسًا مؤقتًا لفنزويلا بصورة معدلة
ترامب يعلن نفسه رئيسًا مؤقتًا لفنزويلا بصورة معدلة

Le président américain Donald Trump a suscité une vague de commentaires et de questions après avoir posté sur Truth Social une capture d’écran modifiée qui ressemble à une page Wikipédia, le montrant, avec sa présidence américaine, comme le « président intérimaire du Venezuela » à partir de janvier 2026.

La photo montre que Trump a assumé la présidence des États-Unis le 20 janvier 2025, puis a « ajouté » la présidence intérimaire du Venezuela en janvier, sans aucun commentaire textuel du président américain lui-même.

Ce billet s’inscrit dans le contexte des événements dramatiques survenus au Venezuela depuis le début de l’année, où les États-Unis ont mené une opération militaire qui a conduit au renversement de l’ancien président Nicolas Maduro et à son transfert à New York pour y répondre d’accusations criminelles. Le vice-président et ministre du pétrole Delcy Rodriguez a ensuite prêté serment en tant que président intérimaire du pays, les États-Unis ayant assuré que Washington superviserait temporairement l’administration du Venezuela pendant une période de transition visant à « rétablir la stabilité » et « le flux de pétrole ».

Analyser l’incident et ses implications :

L’image semble avoir été clairement modifiée, car il n’y a aucune référence sur la page Wikipédia de M. Trump ni dans aucun document officiel à un quelconque poste qu’il aurait occupé au Venezuela. Ce type de message reflète le style bien connu de M. Trump, qui utilise les médias sociaux pour susciter la controverse, renforcer son image de leader fort et envoyer des messages politiques directs sans avoir besoin de longues déclarations officielles.

Ce poste intervient à un moment sensible, quelques jours après que Trump a annoncé que les États-Unis « géraient » temporairement le Venezuela et que les compagnies pétrolières américaines participeraient à la remise en état des infrastructures pétrolières du pays, qui se détériorent. Il coïncide également avec les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Scott Besant, qui a confirmé que des sanctions supplémentaires contre le Venezuela pourraient être levées la semaine prochaine pour faciliter la vente de pétrole, tout en indiquant que les recettes pourraient être réorientées pour soutenir la reconstruction et le fonctionnement du gouvernement et des services de sécurité.

Ces mesures témoignent d’une stratégie américaine clairement axée sur le contrôle économique des plus grandes réserves pétrolières du monde, sous le couvert d’une « supervision temporaire », tout en maintenant une pression politique visant à affaiblir toute influence potentielle de la Russie ou de la Chine dans la région.

D’autre part, l’incident a suscité de nombreuses critiques internationales, des pays comme la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Amérique latine considérant qu’il s’agissait d’une ingérence flagrante dans les affaires d’un État souverain, tandis que les partisans de M. Trump y voient une expression de la force des États-Unis et de leur capacité à imposer leur volonté dans la région.

La question reste ouverte : Ce message représente-t-il une « blague », un message symbolique ou une nouvelle étape dans un processus visant à établir une influence américaine à long terme au Venezuela sous le couvert d’une « transition sûre » ? La réponse pourrait apparaître clairement dans les semaines à venir, au fur et à mesure de l’évolution du dossier pétrolier et des sanctions.