L’Iran, par l’intermédiaire du Corps des gardiens de la révolution islamique, a annoncé la seule condition qui permettra aux pays européens et arabes d’utiliser le détroit d’Ormuz sans restriction ni obstacle.
Les pays qui décident d’expulser les ambassadeurs américains et israéliens de leur territoire auront « le droit et la liberté totale » de traverser le détroit vital, que leurs navires soient commerciaux ou militaires, a déclaré le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Cette annonce intervient alors que le détroit est presque totalement paralysé, des centaines de navires étant toujours ancrés de part et d’autre du détroit, soit dans l’attente d’un retour à la sécurité, soit par crainte d’un éventuel ciblage, dans un contexte d’escalade des tensions militaires dans la région.
L’importance du détroit d’Ormuz au cœur de l’économie mondiale
Le détroit d’Ormuz est l’une des voies maritimes les plus importantes au monde, par laquelle transitent environ 20 % de l’approvisionnement total en pétrole et une grande partie du gaz naturel liquéfié (GNL). Toute perturbation ou restriction du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a un impact direct sur les prix mondiaux de l’énergie et menace la stabilité des chaînes d’approvisionnement et des marchés internationaux.
L’Iran a fermé le détroit aux navires associés à des pays qu’il qualifie d' »hostiles », ce qui a incité de nombreux pays et entreprises à suspendre la navigation ou à réacheminer les navires par des itinéraires alternatifs plus longs et plus coûteux.
Répercussions potentielles de la situation en Iran
La situation iranienne constitue un test politique et économique difficile pour les pays du Golfe et les pays européens, car elle les place devant deux options : Soit maintenir des relations diplomatiques avec Washington et Tel-Aviv au risque de perturber leurs exportations de pétrole, soit adopter une position radicale qui pourrait changer l’équilibre des forces dans la région.
Pour l’instant, rien n’indique qu’un pays répondra à cette exigence, mais la pression économique exercée par l’arriéré de navires et l’augmentation des coûts de transport pourraient inciter certains pays à rechercher des solutions diplomatiques urgentes.

































