La carte de l'immigration clandestine vers l'Italie a évolué en 2026, l’Algérie ayant dépassé la Tunisie pour la première fois parmi les principales voies d’embarquement en Méditerranée, alors que le nombre d’arrivées par la mer sur les côtes italiennes a nettement diminué par rapport à l’année dernière.
Selon les données du ministère italien de l’Intérieur au 1er septembre 2026, 19 601 migrants sont arrivés en Italie par la mer, contre 43 346 au cours de la même période en 2025, ce qui représente une baisse de 54,78 %.
L'Algérie en hausse, la Tunisie en baisse
Le nombre de migrants en provenance d’Algérie a atteint 2 292, contre seulement 813 au cours de la même période l’année dernière, soit une hausse de 181,92 %.
En revanche, le nombre d’arrivées en provenance de Tunisie a reculé à 1 646 personnes, contre 3 290 au cours de la même période de 2025, soit une baisse de près de 50 %.
L’Algérie est ainsi devenue le deuxième principal point de départ vers l’Italie après la Libye, tandis que la Tunisie a reculé à la troisième place.
La Libye reste de loin la principale voie d’accès, avec 15 570 migrants arrivés depuis le début de l’année, malgré une baisse de 59,27 % par rapport à 2025. Les traversées au départ des côtes libyennes représentent environ 79,43 % du total des arrivées par voie maritime en Italie.
Le recul de la route tunisienne s’inscrit dans le contexte d’un renforcement des contrôles maritimes et d’une coopération accrue entre la Tunisie, l’Union européenne et l’Italie pour lutter contre l’immigration clandestine.
Malgré la baisse du nombre d’arrivées, la traversée de la Méditerranée reste extrêmement dangereuse. Selon le projet « Migrants disparus » de l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 914 personnes sont décédées ou ont disparu sur la route du centre de la Méditerranée depuis le début de l’année 2026.

































