L’île de Djerba accueille les manifestations de la deuxième édition du « Qatouf – Festival littéraire du Sud », les 15 et 16 octobre 2026, avec la participation d’écrivains, de poètes, de penseurs et d’artistes venus de Tunisie, des pays du Maghreb et d’Afrique subsaharienne.
Au cours de séances, de rencontres et de débats ouverts, les participants exploreront les perspectives de la création et les différentes formes de relation entre le texte et le lecteur.
Selon le comité d’organisation, la première édition, qui s’est tenue en 2025, a connu un tel succès qu’elle a incité les organisateurs à créer, dans le Sud, un espace dédié à l’échange de textes, d’idées et de fruits de l’imagination, et que « Qutuf » n’est autre que la récolte des mois qui séparent une édition de l’autre.
Des voix du Maghreb et d’Afrique
Le festival rassemble des personnalités de premier plan, parmi lesquelles Mouha Harmal, Afifa Al-Saoudi Al-Samiti, Sufyan Rajab, Mohamed Issa Al-Mouaddeb, Bouchra Al-Forti, Inès Senghor, Ian MacFerson et Abdelnour Zahzah, ainsi que la romancière et universitaire tunisienne Amira Ghoneim, l’écrivaine et journaliste libanaise Jumana Al-Haddad, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, la poétesse et traductrice algérienne Lamis Saïdi, ainsi que le réalisateur burkinabé Dani Koyate.
L’île rassemble ainsi des courants de pensée variés, allant de la littérature et de la poésie à la philosophie, en passant par le cinéma, la traduction et la recherche universitaire.
Selon les organisateurs, cette diversité est au cœur du projet « Qutouf », car elle instaure un dialogue qui réunit le Maghreb, le Levant et l’Afrique subsaharienne, et offre aux lettres du Sud l’occasion de se rencontrer à partir du Sud lui-même.
Des salles à l’espace de l’île
Le festival entretient un lien étroit avec son territoire ; il s’attache à présenter un autre visage de Djerba, au-delà de son image touristique habituelle, et la met en avant comme terre de patrimoine, de mémoire, d’interaction et de créativité.
Au cours de ces deux jours, se succèdent des tables rondes, des lectures, des spectacles et des ateliers, et le programme s’étend à l’espace public à travers des initiatives originales, parmi lesquelles « Contes à bord d’un bateau », une initiative qui invite à faire sortir la littérature des salles pour qu’elle s’harmonise avec le paysage de l’île.
Le festival accorde une attention particulière aux jeunes et à la transmission du savoir, notamment en associant les établissements scolaires de l’île à ses activités. Les rencontres se déroulent en arabe, en français et en anglais, soulignant ainsi que le multilinguisme est l’une des principales richesses de ces littératures.
Djerba, centre des contes du Sud
Le festival entend bousculer les points de vue et les centres de gravité, car les œuvres littéraires du Maghreb, du monde arabe et d’Afrique sont capables de se rencontrer, de se diffuser et d’être reconnues sans passer nécessairement par les grandes capitales occidentales.
C’est ainsi que Djerba devient, l’espace de deux jours, un lieu d’où se racontent les histoires du Sud, ainsi qu’un espace de réflexion et de dialogue avec le monde.
Le festival est dirigé par Fatima Boufi de la Maisonov, Mounira Daou et Souroor Al-Barouni, qui ont pour ambition d’en faire un rendez-vous annuel incontournable de la littérature du Sud.
De son côté, Mounira Daou, membre du comité de direction, souligne que l’objectif du festival est d’inculquer et de faire renaître l’habitude de la lecture chez les élèves, les étudiants et les jeunes, en collaboration avec les librairies de l’île.
































