Le ministre de la santé de la République démocratique du Congo (RDC), Samuel Roger Kamba, a annoncé que l’épidémie d’Ebola a probablement causé 131 décès sur les 513 cas suspects du virus.
L’annonce a été faite à la télévision nationale dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 mai, à un moment où l’on s’inquiète de plus en plus de la propagation de l’épidémie dans le pays.
Le ministre a déclaré : « Nous avons dénombré environ 131 décès suspectés d’être dus à Ebola, et nous avons environ 513 personnes suspectées d’être infectées par le virus.
Ce nouveau bilan intervient quelques jours après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda constituait une urgence de santé publique de portée internationale, tout en soulignant que la situation n’atteignait pas pour l’instant le niveau d’une pandémie mondiale.
L’épidémie actuelle est associée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une souche connue pour être dangereuse et qui complique encore les efforts de réponse sanitaire en raison du nombre limité de vaccins et de traitements approuvés par rapport à d’autres souches plus courantes.
La majorité des cas sont concentrés dans la province d’Ituri, dans l’est de la RDC, une région qui connaît d’importants problèmes de sécurité et de santé, ce qui rend la recherche, l’isolement et les soins médicaux plus difficiles.
Les autorités sanitaires congolaises, avec le soutien des organisations internationales, s’efforcent de renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, d’accélérer les diagnostics et d’éduquer la population sur les moyens de prévenir l’infection.
Ebola est l’une des maladies virales les plus graves, provoquant une fièvre hémorragique sévère, et peut être transmise par contact avec les fluides corporels des personnes infectées ou décédées de la maladie.
Ce nouveau bilan témoigne de la gravité de la situation sanitaire dans les zones touchées, en particulier avec les cas enregistrés en dehors du premier foyer, et souligne la nécessité d’une réponse urgente et coordonnée pour éviter une propagation plus large du virus.






























