La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé mercredi que son bureau exécutif se réunirait la semaine prochaine pour examiner le projet présenté par le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, visant à autoriser les investissements privés dans certaines activités relevant de la FIFA.
Le Bureau exécutif de la CAF devrait examiner les différents aspects financiers, juridiques et administratifs de cette proposition, ainsi que ses répercussions potentielles sur le système du football africain et sur les relations entre la FIFA et les confédérations continentales.
Cette initiative de la Confédération africaine intervient alors que ce projet suscite une vive polémique au sein de la famille du football mondial, notamment après l’annonce par la FIFA de son intention de créer une nouvelle entité commerciale chargée de gérer un certain nombre de ses activités, compétitions et événements.
Selon les informations qui circulent, la valeur estimée de cette nouvelle entité s’élèverait à environ 20 milliards de dollars, tandis que la Fédération internationale prévoit de céder une participation minoritaire pouvant atteindre 20 % à des investisseurs extérieurs, dans le but de lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars.
Conformément à ce projet, la FIFA conservera le contrôle de la nouvelle société, qui devrait s’appeler « FIFA Forward Enterprise », et qui sera chargée de superviser les activités commerciales et l’organisation des compétitions.
Réserves exprimées au niveau continental concernant la transparence et la consultation
Ce projet a suscité des critiques de la part de plusieurs fédérations continentales, notamment l’Union européenne de football (UEFA), la Confédération asiatique de football (AFC) et la Confédération de football d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (CONCACAF), qui ont affirmé n’avoir pas été consultées au préalable sur les détails de la proposition.
Ces fédérations ont exprimé leurs inquiétudes quant au manque de transparence et à l’absence de mécanismes de gouvernance, soulignant que les décisions susceptibles de redéfinir l’avenir financier et commercial du football mondial doivent être précédées de consultations approfondies avec les fédérations continentales et nationales ainsi qu’avec les autres parties prenantes.
La réunion du Bureau exécutif de la CAF devrait déterminer si la Confédération africaine soutiendra le projet, demandera qu’il soit amendé ou rejoindra le camp des fédérations réticentes.
La position de la CAF sera déterminante, car elle représente 54 fédérations nationales, ce qui lui confère un poids considérable lors de tout vote futur au sein de la Fédération internationale de football.
Infantino défend ce projet en le présentant comme un moyen d’augmenter les ressources allouées aux fédérations nationales, de financer les infrastructures et de développer le football chez les jeunes, tout en élargissant la base de bénéficiaires des retombées économiques du sport.
En revanche, les détracteurs du projet estiment que l’arrivée d’investisseurs privés pourrait ouvrir la voie à une influence accrue des intérêts commerciaux dans la gestion des compétitions, et soulèvent des questions quant aux bénéficiaires et aux mécanismes de répartition des bénéfices.
La CAF devrait publier une prise de position officielle à l’issue de la réunion, alors que la pression s’intensifie sur la FIFA pour qu’elle dévoile des détails plus précis concernant la nature des investisseurs, la structure de la nouvelle société et les garanties visant à préserver l’indépendance des décisions sportives.






























