Ce mercredi 23 septembre, les Marocains se rendent aux urnes pour des élections législatives qui détermineront la composition du gouvernement chargé de superviser la dernière phase des préparatifs du Royaume en vue d'accueillir la Coupe du monde de football 2030, aux côtés de l'Espagne et du Portugal. Les investissements liés aux infrastructures et aux préparatifs sont estimés à environ 20 milliards de dollars.
Ces élections interviennent à un moment où les partis se concentrent de plus en plus sur les questions relatives à la jeunesse, à l’emploi, au logement et à l’amélioration des conditions économiques, à la suite des manifestations menées l’année dernière par des jeunes de la génération Z et d’une tentative de traversée collective vers l’enclave espagnole de Ceuta, deux événements qui ont mis en évidence l’ampleur du mécontentement au sein de certaines franges de la jeunesse.
Ces élections ne devraient pas modifier de manière fondamentale la répartition des pouvoirs au sein du système politique marocain, le roi conservant de larges prérogatives dans la définition des orientations générales de l’État, ainsi que dans les domaines de la défense et de la politique étrangère.
La Chambre des représentants marocaine compte 395 sièges. En vertu de la Constitution de 2011, le roi nomme le chef du gouvernement issu du parti qui remporte le plus grand nombre de sièges aux élections.
Le gouvernement actuel est composé de trois partis, dont le Rassemblement national des libéraux et le Parti de l’authenticité et de la modernité. Un parti islamiste modéré avait dirigé le gouvernement pendant près de dix ans à la suite des manifestations du Printemps arabe en 2011, avant de subir un recul important lors des précédentes élections.
Parmi les principaux dossiers qui attendent le prochain gouvernement figurent l’achèvement des projets d’infrastructure liés à la Coupe du monde 2030, ainsi que des programmes visant à élargir les perspectives d’emploi et à permettre aux jeunes de mieux bénéficier de la croissance économique.
Les données officielles montrent que la tranche d’âge des 18-24 ans représente environ 12 % de la population, mais ne compte pour près de 3 % des électeurs inscrits, ce qui constitue un défi majeur pour les partis politiques qui souhaitent inciter les jeunes à s’engager politiquement.

































