La Commission européenne a annoncé qu'elle suivait avec attention les informations circulant au sujet d'appels lancés sur les réseaux sociaux en vue d'organiser une nouvelle tentative de franchissement de la frontière entre le Maroc et l'Espagne le 15 août.
Le porte-parole de la Commission, Guillaume Mercier, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles que l’institution européenne était consciente de la nature des menaces pouvant peser sur les frontières extérieures de l’Union, soulignant la nécessité de renforcer les mesures préventives et les mécanismes de détection précoce.
Il a précisé que les enseignements tirés de la récente crise migratoire à Ceuta soulignent l’importance de développer un système d’alerte permettant de comprendre et de détecter précocement les mouvements potentiels, notamment via Internet et les réseaux sociaux.
Surveillance des mouvements sur les plateformes numériques
M. Mercier a souligné que l’action européenne se concentre sur la détection des menaces ou des mouvements organisés dans l’espace numérique avant qu’ils ne se concrétisent sur le terrain.
Il a indiqué que la Commission avait repéré des canaux, parmi lesquels des comptes liés à des sources russes, qui tentaient depuis le 30 juillet d’amplifier les événements survenus à Ceuta via diverses plateformes.
Il a ajouté que la Commission continuerait à coordonner ses efforts avec les États membres, les entreprises technologiques et les autorités concernées, afin d’évaluer la situation et de faire face à tout risque potentiel.
Concernant les appels circulant en faveur d’une nouvelle tentative de franchissement le 15 août, le porte-parole a déclaré que la Commission avait pris note de cette alerte et qu’elle était en contact avec les autorités espagnoles pour suivre l’évolution de la situation.
Il a souligné que le niveau de vigilance resterait élevé avant, pendant et après la date mentionnée, compte tenu du fait que celle-ci circule sur les réseaux sociaux comme date potentielle d’une nouvelle tentative de franchissement.
Coordination avec l'Espagne et le Maroc
De son côté, la porte-parole de la Commission européenne, Ariana Bodista, a précisé qu’une grande quantité d’informations circulait actuellement sur les réseaux sociaux, soulignant qu’une partie importante de celles-ci n’avait pas été vérifiée.
Elle a ajouté que la situation sur le terrain restait encore floue, ce qui conduit la Commission à maintenir des contacts étroits avec les autorités espagnoles et marocaines.
Grâce à cette coordination, les institutions européennes s'efforcent de vérifier les informations qui circulent et d'empêcher toute évolution susceptible de mettre la vie des personnes en danger ou d'entraîner de nouvelles tensions aux frontières.
Chiffres circulant au sujet de la crise récente
Selon les données figurant dans le rapport, environ 60 000 migrants en provenance du Maroc sont arrivés à Ceuta en l’espace de peu de temps à la fin de la semaine dernière.
La plupart d’entre eux ont ensuite quitté la ville, tandis que des milliers de personnes y sont restées, selon la même source.
Des données publiées par les autorités régionales font également état d’au moins 88 décès enregistrés au cours de la crise, mais ces chiffres doivent faire l’objet d’une confirmation officielle indépendante compte tenu des divergences entre les bilans circulant au sujet de ces événements.

































