
À seulement trois jours d’un match décisif contre le Japon, et après une défaite cuisante face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne de football a enfin dévoilé la composition du nouveau staff technique de l’équipe nationale, dirigé par l’entraîneur français Hervé Renard.
Cette annonce, faite le jeudi 18 juin, est intervenue à un moment remarquable, car la plupart des équipes participantes à la Coupe du monde 2026 sont actuellement occupées à élaborer leurs stratégies, à analyser leurs adversaires et à évaluer leurs chances de qualification, tandis que la Tunisie en est encore à présenter le staff technique qui tentera de sauver ce qu’il reste de son parcours dans la compétition.
Tout est bien organisé… mais le temps presse
Le communiqué de la Fédération tunisienne de football contenait des informations détaillées sur le nouveau staff, de l’entraîneur principal à l’entraîneur adjoint, en passant par l’entraîneur des gardiens, les préparateurs physiques et le service d’analyse et de performance.
Sur le papier, la formule semble complète, structurée et moderne, mais l’élément le plus important dans de telles circonstances fait toujours défaut : le temps.
La Coupe du monde a déjà commencé, sans attendre que la sélection tunisienne ait pu se réorganiser en interne. Après la lourde défaite face à la Suède lors de la première journée, la Fédération a décidé de mettre fin aux fonctions de Sabri Lamouchi et de l’ensemble de son staff technique, une décision rare lors d’une compétition mondiale.
C’est ainsi que la Tunisie s’est retrouvée confrontée à une situation exceptionnelle, à savoir le changement d’entraîneur en pleine Coupe du monde, ce qui n’est peut-être pas un exploit sportif, mais n’en reste pas moins un fait marquant dans les annales de la compétition.
Une mission de sauvetage pour Hervé Renard
Hervé Renard prend ses fonctions dans des circonstances extrêmement complexes. En effet, l’entraîneur français n’a pas pu bénéficier d’un stage de préparation, ni de matchs amicaux, ni même d’un délai suffisant pour observer le groupe de près.
Sa mission a débuté en plein cœur de la crise, avec une équipe nationale qui venait d’essuyer une lourde défaite et qui devait réagir rapidement avant d’affronter le Japon.
D’ici quelques jours, Renard devra accomplir ce qui n’a pas été réalisé en plusieurs mois : redonner confiance aux joueurs, corriger les erreurs défensives, rétablir la cohésion du groupe et, surtout, chercher à marquer des points afin de maintenir l’espoir d’une qualification.
Cette mission ressemble davantage à une opération de sauvetage qu’à une préparation classique d’un match de Coupe du monde.
La population attend des solutions
Le public tunisien se retrouve face à une situation inhabituelle : une équipe nationale qui découvre son nouveau staff technique alors que le championnat a déjà commencé, à un moment où les ambitions se sont transformées en calculs complexes.
Le communiqué officiel a indiqué les noms et les postes, mais c’est sur le terrain que l’on verra si ces changements apporteront aux « Aigles de Carthage » des solutions concrètes face au Japon.
La question ironique reste en suspens : l’équipe nationale japonaise a-t-elle également reçu la liste complète du nouveau staff tunisien ? Sinon, elle pourrait bien avoir une surprise.
Composition du nouveau staff technique de la Tunisie
| Le poste | Nom |
|---|---|
| Entraîneur principal | Hervé Renard |
| L’entraîneur adjoint | Frédéric Biancalani |
| Entraîneur des gardiens | Gilles Fawash |
| Préparation physique | David Barriak et Anas Ghazouz |
| Département Analyse et Performance | Wahbi Al-Khazri, Alexandre Kerfian, Helmi Kachou, Anis Ben Malek |
La Tunisie affrontera le Japon dimanche, lors d’un match qui ne laisse guère de place aux calculs, avant de clôturer la phase de poules par une autre rencontre difficile face aux Pays-Bas.




























