Les cours du pétrole ont enregistré une forte baisse sur les marchés asiatiques lors des premières heures de cotation du 27 juillet, sous l'effet d'un optimisme prudent de la part des opérateurs après trois nuits consécutives sans échanges d'attaques entre les États-Unis et l'Iran.
Le prix du baril de Brent, référence mondiale, a reculé de 5,6 % pour s’établir à 91,38 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a baissé d’un pourcentage presque identique pour s’établir à 84,43 dollars le baril.
Les prix de l’énergie avaient fortement bondi sur les marchés mondiaux depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, provoquant de vastes perturbations économiques et des craintes d’une interruption prolongée des approvisionnements.
Au cours des dernières semaines, les prix ont été influencés par l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran : ils reculaient à mesure que les espoirs d’apaisement grandissaient, avant de remonter à la reprise des attaques.
Téhéran a annoncé hier la suspension de ses attaques de représailles contre les alliés des États-Unis au Moyen-Orient, alors que Washington s’est abstenu de frapper l’Iran après 13 nuits consécutives de frappes.
L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, a déclaré à la chaîne « NBC News » le 26 juillet que le président Donald Trump avait ordonné la suspension des attaques américaines contre l’Iran afin de laisser la place à la voie diplomatique.
M. Waltz a ajouté que M. Trump « gardait toutes les options ouvertes », précisant que l’administration américaine laissait une marge de manœuvre aux négociations à ce stade.
Il a poursuivi : « Les négociations se poursuivent et se déroulent à tous les niveaux, des aspects techniques jusqu’aux plus hautes instances politiques. »
Malgré le recul observé, les marchés pétroliers restent extrêmement sensibles à toute nouvelle évolution sur le terrain ou sur le plan politique, alors que les inquiétudes persistent concernant la sécurité de l’approvisionnement et les voies d’acheminement dans la région.
Le maintien d’une accalmie permettrait d’alléger la pression sur les prix de l’énergie et les marchés mondiaux, tandis que la reprise des attaques pourrait entraîner une nouvelle vague de fluctuations et de hausses brutales.

































