Les prix du pétrole ont chuté jeudi alors que l’accord du Liban et d’Israël pour mettre en œuvre un cessez-le-feu a renforcé les espoirs d’un accord plus large pour mettre fin à la guerre américano-israélienne avec l’Iran, tandis que la Chambre des représentants des États-Unis a décidé de limiter les pouvoirs du président Donald Trump pour poursuivre la guerre.
Les contrats à terme sur le pétrole Brent ont baissé dans les premiers échanges, et le pétrole West Texas Intermediate (WTI) a baissé, les inquiétudes géopolitiques qui avaient poussé les prix à la hausse ces derniers jours s’étant atténuées.
Cette baisse est intervenue après que l’administration du président américain Donald Trump a annoncé mercredi que le Liban et Israël étaient parvenus à un accord pour mettre en œuvre un cessez-le-feu, une décision que les marchés ont considérée comme une indication d’une possible désescalade dans la région, ouvrant la porte à un règlement plus large qui inclut la question iranienne.
Les prix du pétrole avaient enregistré des gains importants au cours de la session précédente, en raison de nouvelles confrontations au Moyen-Orient, notamment des attaques iraniennes et des frappes militaires américaines près du détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport du pétrole.
Les investisseurs attendent des progrès dans les négociations entre Washington et Téhéran, car tout accord pourrait contribuer à atténuer les risques liés à l’approvisionnement en énergie et à rétablir une certaine stabilité du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré mercredi que les contacts entre Téhéran et Washington n’avaient pas été interrompus, mais il a noté qu’il n’y avait pas eu de progrès réels dans les négociations jusqu’à présent, ajoutant que les deux parties étudiaient les projets qui avaient été échangés.
Cela s’est produit alors que la Chambre des représentants des États-Unis, contrôlée par les républicains, a approuvé une résolution visant à empêcher le président Donald Trump de poursuivre la guerre contre l’Iran sans restrictions, signe d’une inquiétude croissante au sein de l’establishment politique américain au sujet de ce conflit qui dure depuis des mois.
Malgré la chute des prix, des facteurs de soutien subsistent sur le marché pétrolier. L’Administration américaine d’information sur l’énergie a annoncé que les stocks de brut américains avaient baissé de 8 millions de barils pour atteindre 433,7 millions de barils au cours de la semaine se terminant le 29 mai, soit une baisse plus importante que celle attendue par les analystes, qui ne prévoyaient qu’une diminution de 4 millions de barils.
La baisse des stocks reflète la persistance d’une demande relativement forte pour le brut américain, mais elle n’a pas suffi à faire grimper les prix, le marché étant dominé par un optimisme prudent quant à la désescalade au Moyen-Orient.
Le pétrole reste sensible à toute évolution politique ou militaire dans la région, notamment en raison de l’incertitude persistante quant à l’avenir de la guerre avec l’Iran, au sort de la navigation dans le détroit d’Ormuz et à la capacité de l’accord Liban-Israël à se maintenir et à ouvrir la voie à des accords plus larges.

































