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Trump suspend les frappes contre l’Iran et accorde à la diplomatie une « dernière chance »

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ترامب يعلّق ضربات على إيران ويمنح التفاوض فرصة أخيرة
ترامب يعلّق ضربات على إيران ويمنح التفاوض فرصة أخيرة

Le président américain Donald Trump a annoncé, depuis le Bureau ovale, la suspension des frappes aériennes prévues contre l’Iran, ce qui constitue la cinquième tentative ces derniers mois visant à éviter un affrontement militaire direct entre les deux pays.

M. Trump a déclaré que les négociations « ne sont pas très complexes » et qu’elles pourraient aboutir à des progrès dans les prochains jours, évoquant la possibilité d’une réouverture du détroit d’Ormuz « dès demain ».

Il a précisé que la réouverture du détroit pourrait constituer la première étape d’un éventuel accord, qui serait suivie d’une deuxième étape plus complexe concernant le démantèlement du programme nucléaire iranien.

Pressions exercées par les pays du Golfe pour éviter toute escalade

La décision de reporter les frappes a été prise à la suite de contacts urgents avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, selon les déclarations de M. Trump, qui a indiqué que ces pays avaient demandé de donner une dernière chance à la voie diplomatique.

Le président américain a affirmé que les forces de son pays avaient préparé ce qu’il a qualifié de « plus grande offensive depuis la Seconde Guerre mondiale », avant de décider de la reporter afin de poursuivre la médiation.

Ce n’était pas la première fois que M. Trump gelait une opération militaire déjà prête à être lancée contre l’Iran ; selon les informations disponibles, il aurait en effet suspendu, depuis avril 2025, cinq opérations similaires, à la suite de contacts établis par l’intermédiaire de la Sultanat d’Oman ou du Qatar.

Toutefois, les périodes d’accalmie précédentes n’ont pas duré longtemps, les deux parties ayant signé un accord de cessez-le-feu en juin 2025, avant de s’échanger à nouveau des frappes le mois suivant.

Téhéran dément l’existence de négociations directes

Les autorités iraniennes ont démenti l’existence de pourparlers directs concernant le détroit d’Ormuz, affirmant que les contacts avec la Sultanat d’Oman se limitaient à l’examen d’un « couloir temporaire » permettant aux navires de transiter en toute sécurité.

M. Trump a réagi sur sa plateforme « Truth Social », qualifiant la position iranienne de très ambiguë, et a déclaré que Téhéran demandait la tenue de réunions avant d’annoncer publiquement qu’il n’y avait aucune négociation.

De même, la chaîne « CBS News » a indiqué qu’aucune nouvelle discussion directe n’était prévue et que toutes les communications se faisaient par l’intermédiaire de médiateurs, alors que Washington ne perçoit aucun signe clair indiquant que l’Iran soit prêt à faire des concessions importantes.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise économique

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux couloirs énergétiques au monde, puisqu’environ 21 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, ce qui représente près de 20 % de la consommation mondiale.

Selon le rapport, les restrictions imposées à la navigation au cours des derniers mois ont entraîné une hausse du prix du Brent à 92 dollars le baril.

Les analystes de « Goldman Sachs » prévoient que la reprise totale du trafic entraînera une baisse des prix comprise entre 7 et 9 dollars au cours de la première semaine.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis font pression sur les deux parties pour qu’elles parviennent à un accord, car ce sont les pays les plus touchés par les restrictions imposées à la navigation.

Selon l’agence « Reuters », Riyad a proposé de garantir le financement de projets civils en Iran en cas de conclusion d’un accord, tandis que le Qatar a intensifié ses exportations de gaz naturel liquéfié vers l’Europe afin de pallier d’éventuelles perturbations.

Médiateurs internationaux et intérêts divergents

La Sultanat d’Oman continue de jouer le rôle de médiateur principal entre Washington et Téhéran, après avoir accueilli trois réunions secrètes depuis 2024, selon les informations disponibles.

Le Qatar met à profit ses relations et ses contrats dans le secteur du gaz pour renforcer son rôle, tandis que les Émirats arabes unis s’appuient sur des outils financiers et économiques, et que l’Arabie saoudite s’efforce de maintenir la stabilité des cours du pétrole.

Par ailleurs, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne et la France, ont adressé une lettre commune à l’Iran l’appelant à reprendre les négociations sur le dossier nucléaire.

Les capitales européennes craignent qu’une nouvelle escalade n’entraîne une nouvelle vague de réfugiés et une aggravation des menaces pour la sécurité, ainsi que de nouvelles perturbations sur les marchés de l’énergie.

Trois scénarios possibles

Les analystes envisagent trois scénarios principaux pour cette crise ; le premier consiste à parvenir rapidement à un accord de première phase prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz et l’assouplissement d’une partie des sanctions.

Quant au deuxième scénario, il consiste en de longues négociations ponctuées de crises et d’interruptions périodiques, qui pourraient se prolonger jusqu’à l’automne 2026.

Il reste une troisième option : le retour à la confrontation militaire, surtout si l’Iran refuse d’inclure son programme nucléaire dans les négociations.

Des sources au sein du ministère américain de la Défense indiquent que deux groupes aéronavals et des bombardiers supplémentaires de type « B-52 » continuent d’être déployés dans la région, ce qui permet de passer rapidement de la voie diplomatique à l’option militaire.

Cette crise met en évidence la fragilité de l’équilibre entre dissuasion et escalade, Trump s’efforçant de concilier la menace de recourir à la force et le maintien d’une porte ouverte à un accord.

Les 48 prochaines heures seront décisives pour déterminer si les deux parties seront en mesure d’éviter une nouvelle vague de confrontations, en l’absence, à ce jour, de concessions concrètes.