Accueil Nouvelles du monde 20 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz en raison des risques...

20 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz en raison des risques croissants en matière de sécurité

0
5
20 ألف بحار عالقون في مضيق هرمز
20 ألف بحار عالقون في مضيق هرمز

Quelque 20 000 marins restent bloqués à bord de centaines de navires dans la région du golfe Persique, après que les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont entraîné des restrictions à la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport du pétrole et du gaz.

Un certain nombre de marins bloqués dans la zone disent qu’ils vivent depuis des mois dans des conditions difficiles, combinant l’épuisement physique, le stress psychologique et la peur constante de la détérioration de la situation en matière de sécurité. Nombre d’entre eux sont confrontés à une longue période d’incertitude, car il est difficile de retourner dans leur pays ou de remplacer les équipages en raison du danger de la zone.

Selon les estimations de l’Organisation maritime internationale (OMI), des milliers de travailleurs maritimes restent bloqués ou limités dans le golfe Persique en raison des restrictions imposées au passage par le détroit d’Ormuz, un corridor vital pour le commerce mondial et l’approvisionnement en énergie.

Les équipages des navires évoquent la crainte quotidienne d’éventuelles attaques ou d’incidents de sécurité, ainsi que les souffrances accrues liées à l’éloignement de leur famille pendant de longues périodes. Certains navires connaissent également des difficultés d’approvisionnement et des retards dans le paiement des salaires, ce qui ajoute à la pression exercée sur les marins.

Les syndicats maritimes et les organisations internationales ont mis en garde contre la détérioration de l’état psychologique des travailleurs piégés dans cette zone sensible, arguant qu’ils se sont retrouvés dans une zone de conflit qu’ils ne peuvent pas quitter.

Le directeur de l’Organisation maritime internationale, Arsenio Dominguez, a déclaré que la situation était encore trop dangereuse pour permettre des évacuations à grande échelle, malgré les tentatives des médiateurs internationaux d’ouvrir un passage maritime sûr.

Malgré quelques contacts diplomatiques entre les parties au conflit, des milliers de marins attendent toujours de pouvoir quitter la zone en toute sécurité. Les organisations internationales appellent à la protection des travailleurs civils du secteur maritime et à ne pas les transformer en otages indirects dans un conflit géopolitique qui menace l’une des voies maritimes les plus importantes au monde.