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Les cours du pétrole reculent à la suite des négociations entre les États-Unis et l’Iran en Suisse

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أسعار النفط تتراجع بعد محادثات أمريكا وإيران
أسعار النفط تتراجع بعد محادثات أمريكا وإيران

Les cours mondiaux du pétrole ont commencé à baisser à l’issue d’un cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran en Suisse, le marché ayant perçu des signaux positifs quant à un éventuel assouplissement des sanctions imposées à Téhéran, ce qui pourrait permettre une augmentation des exportations de pétrole iranien vers les marchés internationaux.

Dans la matinée du 22 juin, les contrats à terme sur le Brent livrables en août ont reculé de 1,48 %, pour s’établir à 79,38 dollars le baril. Le brut avait pourtant progressé en début de séance, dépassant la barre des 82 dollars le baril, sous l’effet des craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient.

Les cours du brut West Texas Intermediate ont également reculé : les contrats de juillet se négociaient à près de 76,7 dollars le baril, tandis que les contrats d’août, les plus actifs, ont perdu 21 cents pour s’établir à 75,64 dollars le baril.

Selon certains experts, ce revirement d’humeur chez les investisseurs s’explique par les résultats des pourparlers entre Washington et Téhéran, le marché ayant interprété ces négociations comme un signe laissant entrevoir la possibilité d’un règlement diplomatique susceptible d’ouvrir la voie à un assouplissement des restrictions pesant sur le secteur énergétique iranien.

Le premier cycle de négociations entre les représentants des États-Unis et de l’Iran, qui s’est tenu en Suisse sous la médiation de partenaires internationaux, s’est achevé. Ces pourparlers s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à consolider le cessez-le-feu et à rechercher un accord politique plus large.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran était parvenu à des accords prévoyant un assouplissement partiel des restrictions imposées aux exportations de pétrole et de produits pétrochimiques, ainsi que l’autorisation d’accéder à une partie des avoirs iraniens gelés.

Les deux parties ont également examiné les possibilités de mettre en œuvre des programmes de reconstruction et de soutien au développement économique en Iran.

Des analystes indiquent que la mise en œuvre de ces accords pourrait ajouter environ 1,5 million de barils par jour de pétrole iranien au marché mondial, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur l’équilibre entre l’offre et la demande et apaiser les craintes liées à une pénurie d’approvisionnement.

La situation reste toutefois instable. Avant le début des négociations, les tensions sur les marchés se sont accrues en raison des déclarations iraniennes concernant la fermeture éventuelle du détroit d’Ormuz, ainsi que des menaces de reprise des opérations militaires dans la région.

Cela a conduit certaines compagnies de transport maritime à réduire temporairement leurs activités dans la région du Golfe, par mesure de précaution face à toute évolution inattendue susceptible d’affecter le trafic maritime et l’approvisionnement énergétique.

Les événements survenus au Liban ont également pesé sur le moral des acteurs du marché. En effet, après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le « Hezbollah », de nouvelles attaques armées ont eu lieu, ravivant les craintes d’une aggravation des tensions dans la région.

Selon les experts, toute nouvelle escalade au Moyen-Orient pourrait entraîner une nouvelle hausse rapide des cours du pétrole, malgré le recul actuel lié aux espoirs d’un règlement diplomatique.