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Discussions entre les États-Unis et l’Iran à Doha concernant le détroit d’Ormuz et le Liban

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محادثات أمريكية إيرانية في الدوحة حول مضيق هرمز
محادثات أمريكية إيرانية في الدوحة حول مضيق هرمز

Mercredi 1er juillet, les représentants des États-Unis et de l’Iran ont tenu des réunions séparées avec des médiateurs du Qatar et du Pakistan à Doha, dans le cadre des efforts visant à apaiser les tensions et à parvenir à des accords sur les questions maritimes et régionales en suspens.

Selon la partie qatarie, ces consultations ont abouti à des « résultats positifs », les parties ayant convenu de poursuivre le dialogue après les funérailles de l’ancien Guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, qui doivent débuter samedi 4 juillet à Téhéran.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majid Al-Ansari, a déclaré que la prochaine réunion se tiendrait dès que possible après la fin des funérailles, soulignant ainsi la volonté des médiateurs de maintenir la dynamique des échanges entre Washington et Téhéran.

Ont participé à ces consultations le représentant spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkov, ainsi que Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, aux côtés du négociateur en chef iranien, Kazem Gharib Abadi.

Les parties s’efforcent de définir les modalités d’un accord maritime provisoire, susceptible de servir de base à un accord définitif au niveau des dirigeants. Toutefois, des divergences fondamentales persistent, notamment en ce qui concerne le statut du détroit d’Ormuz et la question libanaise.

Le détroit d’Ormuz au cœur des négociations

L’importance du détroit d’Ormuz s’est accrue dans le cadre des négociations à la suite de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a débuté le 28 février. Téhéran utilise sa capacité à influencer la circulation des navires dans le détroit comme principal moyen de pression dans ces pourparlers.

Ce détroit revêt une importance stratégique majeure pour le commerce mondial, puisqu’en temps de paix, près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel transitait par là.

En vertu d’un accord provisoire, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’autoriser le passage des navires dans le détroit sans perception de droits pendant 60 jours. Téhéran insiste toutefois sur la nécessité de conserver son droit de contrôler les voies de navigation et de continuer à percevoir les droits de passage.

En revanche, les États-Unis et plusieurs pays arabes du Golfe s’opposent à l’instauration de ces redevances, estimant que la liberté de navigation doit rester garantie sans restrictions supplémentaires.

De même, la proposition d’Oman et d’une institution des Nations Unies visant à créer une nouvelle voie de navigation près des côtes omanaises a exacerbé les tensions, Téhéran y voyant une tentative de réduire son influence sur la gestion du trafic de transit dans le détroit.

Les négociations à Doha constituent un test important de la capacité des médiateurs à rapprocher les points de vue, d’autant plus qu’un éventuel accord concernant le détroit d’Ormuz pourrait avoir des répercussions directes sur les marchés mondiaux de l’énergie et sur le processus d’apaisement dans la région.