La Tunisie subit des pressions supplémentaires alors que le prix du Brent repasse au-dessus des 100 dollars le baril, à un moment où le pays est déjà confronté à une forte hausse de sa facture énergétique et à un creusement de son déficit commercial.
Le Brent s’échangeait à près de 107 dollars le baril le 15 septembre, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient et de perturbations affectant certaines infrastructures énergétiques en Arabie saoudite.
Pour la Tunisie, la persistance de ces prix élevés pourrait entraîner une hausse des coûts des importations, de l’énergie, des transports et de la production, d’autant plus que les importations de produits énergétiques ont augmenté de 28,5 % au cours des huit premiers mois de 2026.
Le déficit de la balance commerciale énergétique s’élevait à 8,93 milliards de dinars à la fin du mois d’août, contre 7,15 milliards de dinars au cours de la même période en 2025, l’énergie représentant désormais près de la moitié du déficit commercial total du pays.
La pression s'accentue d'autant plus que la loi de finances pour l'année 2026 repose sur l'hypothèse d'un prix du Brent à 63,3 dollars le baril, un niveau bien inférieur aux cours actuels.
La hausse du prix du pétrole n’implique pas nécessairement une augmentation similaire et immédiate des prix des carburants sur le marché intérieur, car cela dépend de la politique de subventions, du taux de change, des mécanismes de tarification et de la durée de la tendance haussière.
Toutefois, si le prix du pétrole se maintient au-dessus de 100 dollars pendant une longue période, cela pourrait alourdir le poids des subventions et accroître la pression sur les finances publiques, sans compter que la hausse des coûts de transport et d’énergie risque de se répercuter sur les prix et l’inflation, qui a atteint 5,4 % en août.






























