Le mercredi 10 juin 2026, Sara Snoussi, chef du département Espace et Cosmologie à la Cité des Sciences de Tunis, a apporté des précisions scientifiques sur la date du 1448e Nouvel An islamique, en se basant sur des calculs astronomiques et des données relatives à l’observation du croissant de lune du mois de Muharram.
S’exprimant sur Mosaic FM, M. Snoussi a expliqué que l’année hijri 1447 devrait se terminer à la fin de Dhu al-Hijjah, après quoi une nouvelle année hijri, 1448, commencera.
L’estimation astronomique est basée sur le phénomène fondamental de la conjonction centrale entre la lune et le soleil, également appelée « conjonction astronomique » ou « nouvelle lune astronomique ».
Selon les données fournies, cette conjonction devrait se produire le 15 juin 2026 aux premières heures du matin, vers quatre heures, heure tunisienne. Cette date marque le début d’un nouveau cycle lunaire, mais elle ne suffit pas à elle seule à déclarer le début d’un nouveau mois Hijri, car la confirmation du début du mois de Muharram reste liée à la possibilité de voir le croissant de lune après le coucher du soleil.
Le soleil se couchera à 19h40, tandis que la lune se couchera environ 55 minutes plus tard, à une altitude d’environ 9 degrés au-dessus de l’horizon. Le nouveau croissant de lune aura plus de 15 heures, ce qui le rendra plus facilement visible à l’œil nu, à condition que le ciel soit dégagé et que les conditions météorologiques soient favorables.
Sur la base de ces indicateurs astronomiques, il est probable que le mardi 16 juin 2026 sera le premier jour de Muharram 1448 et le début de la nouvelle année Hijri.
Le responsable tunisien a, par ailleurs, souligné la nécessité de faire la distinction entre les calculs scientifiques et la décision officielle, expliquant que l’astronomie permet aujourd’hui de prédire les phases de la lune et les conditions d’observation du croissant de lune avec une grande précision, mais que l’annonce finale des dates religieuses reste la prérogative des autorités habilitées qui confirment la confirmation de l’observation légitime du croissant de lune

































