Le Club Africain s’est qualifié pour la phase de groupes de la Ligue des champions d’Afrique après quatre matchs difficiles lors du tour préliminaire, sans essuyer la moindre défaite, et en éliminant deux bonnes équipes du continent. À l’issue du match contre le TP Mazembe, les célébrations ont envahi les rangs des joueurs et du staff technique, dans une ambiance qui reflétait l’importance de ce retour sur le devant de la scène continentale.
Cette qualification intervient après des années de souffrances, de choix malheureux et de crises internes qui ont affaibli la position du Club Africain en Afrique. Pourtant, l’équipe a retrouvé sa place parmi les grands et semble désormais occuper la position qui lui revient, après avoir retrouvé un équilibre évident, ainsi que le plaisir de jouer et de gagner.
Une forte personnalité et une solidité défensive
La personnalité et la solidité défensive ont été les principales caractéristiques du Club Africain au cours de ce parcours, malgré le risque pris en alternant entre un bloc défensif bas et une défense haute. Même si l’effectif n’est pas exceptionnel et que l’équipe a perdu son pilier défensif, l’entraîneur Maher Al-Kanzari a réussi à trouver rapidement la bonne formule, ce qui aurait été difficile pour un nouvel entraîneur dans de telles circonstances.
Al-Kanzari a su insuffler un esprit combatif à ses joueurs, en tirant parti de sa bonne connaissance de la Ligue des champions, et a continué à effectuer des changements et à faire tourner son effectif en fonction du déroulement du match et de l’adversaire. Même si la prestation n’a pas été optimale en termes de construction du jeu et de variation de rythme, l’équipe s’est rapidement reconstruite et a réussi à venir à bout de deux bonnes équipes, ce qui constitue un exploit qui mérite d’être salué.
Le public, un atout majeur
Le public a constitué un véritable atout pour le Club Africain, l’aidant à surmonter les cauchemars du passé et continuant à le soutenir avec beaucoup d’enthousiasme et par des contributions financières. Le facteur décisif de ce renouveau reste toutefois le retour des joueurs au sérieux et leur volonté de donner le meilleur d’eux-mêmes.
En revanche, si les dirigeants avaient fait preuve de plus d’intelligence cet été, en autorisant Benzarti à partir plus tôt et en menant un mercato plus sérieux, le Club Africain serait aujourd’hui dans une meilleure situation. Mais il dispose désormais du temps nécessaire pour combler ses lacunes et s’appuyer sur ce qu’il a accompli en Ligue des champions.
Quant au championnat national, le Club Africain ne dispose que de quatre joueurs étrangers qu’il peut aligner sur le terrain, et non pas les sept qui ont joué à Rades. Ces indices confirment que les grands clubs ne meurent pas et que le Club Africain a bel et bien commencé à retrouver son identité.






























