Les signes d’optimisme quant à la fin de la guerre au Moyen-Orient se sont multipliés jeudi, avec des démarches diplomatiques intensives menées par le Pakistan et l’administration américaine, exprimant l’espoir d’un accord qui pourrait ouvrir le détroit d’Ormuz, d’une importance vitale, et apaiser les tensions dans la région.
Mercredi soir, le cabinet de sécurité israélien s’est réuni pour discuter de la possibilité d’un cessez-le-feu au Liban, après plus de six semaines d’affrontements avec le Hezbollah, soutenu par l’Iran. Deux responsables libanais ont déclaré avoir reçu des indications selon lesquelles des efforts étaient faits pour stabiliser une éventuelle trêve, mais il n’y avait pas de détails précis sur sa durée ni sur la date à laquelle elle serait annoncée.
Le président américain Donald Trump a déclaré que des discussions entre les dirigeants des deux parties auraient lieu jeudi, sans donner plus de détails sur leur nature ou leur ordre du jour.
La question de la fin des combats au Liban reste l’un des principaux points de désaccord des négociations précédentes, avec les questions liées au programme nucléaire iranien, ce qui rend les négociations en cours extrêmement complexes malgré l’atmosphère optimiste qui les accompagne.
Des responsables américains et iraniens envisageraient de se rendre à nouveau au Pakistan dans les prochains jours pour reprendre les pourparlers, après qu’une précédente série de négociations se soit achevée dimanche sans qu’un accord n’ait été conclu. Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est arrivé à Téhéran mercredi dans le cadre d’une nouvelle mission de médiation visant à empêcher une nouvelle escalade et à rapprocher les deux parties.
Lors d’une conférence de presse, la porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Leavitt, a souligné que l’administration américaine était optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord, décrivant les pourparlers parrainés par le Pakistan comme productifs et continus. Elle a démenti les informations faisant état d’une demande officielle des États-Unis de prolonger de deux semaines le cessez-le-feu convenu par les deux parties le 8 avril.
D’autres pourparlers directs doivent encore être finalisés, a déclaré M. Levitt, mais le Pakistan est susceptible d’accueillir un nouveau cycle si un accord est trouvé.
L’armée pakistanaise a confirmé l’arrivée de Munir à Téhéran, tandis que des rapports citent une source iranienne de haut rang selon laquelle le médiateur pakistanais tentera de combler les lacunes entre Téhéran et Washington, dans une tentative de maintenir la voie politique en vie malgré sa fragilité.
À Téhéran, le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a souligné que toute négociation devait reconnaître les droits, les intérêts et la dignité de son pays pour avoir un sens, avertissant que la poursuite des pourparlers sur la base de ce qu’il a décrit comme une tromperie et un manque de respect des engagements n’aboutirait à aucun résultat.
Malgré ces signes positifs, un certain nombre d’investisseurs et d’observateurs continuent d’envisager les chances de succès avec prudence, surtout après que le dernier cycle de négociations a échoué et n’est pas parvenu à un accord pour mettre fin à la guerre qui a commencé avec les attaques conjointes lancées par Trump et Israël le 28 février, auxquelles l’Iran a répondu par des attaques contre ses voisins dans le Golfe, ce qui a contribué à allumer de nouveaux fronts, notamment entre Israël et le Hezbollah.
L’escalade a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et la hausse des prix de l’énergie a suscité l’inquiétude des investisseurs et des décideurs politiques du monde entier, ce qui accroît l’importance de toute action diplomatique susceptible de déboucher sur une désescalade globale.

































