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Le déminage du détroit d’Ormuz pourrait prendre six mois, même après un accord entre Washington et Téhéran.

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إزالة ألغام مضيق هرمز قد تستغرق 6 أشهر
إزالة ألغام مضيق هرمز قد تستغرق 6 أشهر

La réouverture en toute sécurité du détroit d’Ormuz à la navigation internationale pourrait ne pas se produire rapidement, même si un accord de paix est conclu entre les États-Unis et l’Iran, les opérations de déminage naval prenant au moins six mois, selon les médias américains.

Selon des sources politiques et militaires américaines, ces estimations ont été présentées lors d’une séance d’information à huis clos organisée par le Pentagone à l’intention des sénateurs républicains et démocrates. Bien que la séance ait eu lieu plus tôt, les détails de la réunion n’ont été révélés que plus tard, alors que des assurances ont été données selon lesquelles la reprise d’un transit sûr sur cette voie maritime vitale ne sera pas possible immédiatement après un accord politique.

Le détroit d’Ormuz revêt une grande importance stratégique, car il s’agit d’un couloir par lequel transite environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole, de sorte que toute perturbation affecterait rapidement les marchés de l’énergie, les prix des carburants et la stabilité économique d’un certain nombre de pays.

Il y a au moins 20 mines marines plantées dans les eaux du détroit, dont certaines utilisent des technologies modernes, notamment des systèmes GPS, en plus des vedettes rapides du CGRI, ce qui complique encore les opérations de détection et de démantèlement.

L’armée américaine considère le déminage dans un tel contexte comme un processus délicat et complexe qui nécessite des équipements spéciaux et une coordination poussée entre les unités militaires, et qui reste lié à l’amélioration de la situation sécuritaire et à la fin de la phase active du conflit.

Dans le même temps, les répercussions de la crise commencent à se faire sentir sur le plan économique, notamment avec la hausse des prix des carburants. Le prix moyen de l’essence aux États-Unis a atteint 4,02 dollars le gallon, contre environ 3 dollars au début de l’année, ce qui suscite des inquiétudes au niveau national et accroît la pression sur l’administration américaine.

Malgré la fuite de ces informations, les autorités américaines continuent de traiter le dossier avec prudence, la Maison Blanche et le Pentagone refusant de fournir des détails précis, tandis qu’un porte-parole du ministère de la défense s’est contenté de mettre en doute certains rapports, sans apporter de démenti complet ou d’estimations alternatives.

Dans le même temps, la région connaît des tensions persistantes sur le terrain, après que l’Iran a imposé des restrictions à la navigation dans le détroit et exigé des droits de transit de certains navires, tandis que les États-Unis ont réagi en prenant des contre-mesures visant les navires se dirigeant vers les ports iraniens, ce qui a donné lieu à une série d’arrestations et de saisies.

Les risques ont également augmenté avec l’émergence d’escroqueries visant les compagnies maritimes, avec des rapports sur des inconnus se faisant passer pour des entités iraniennes et demandant de l’argent aux propriétaires de pétroliers en échange de ce qu’ils appellent un « passage sûr », ce qui a augmenté l’incertitude et le coût de l’assurance maritime.

Alors que les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent, des divergences majeures subsistent, notamment sur le programme nucléaire iranien et l’avenir de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Les observateurs estiment que toute avancée politique, même si elle est rapide, ne mettra pas fin de sitôt aux effets économiques de la crise, car la remise en état de la voie maritime pourrait prendre de nombreux mois.